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Apprendre le Lingala : la langue du Congo expliquée simplement

Le Lingala n’est pas une langue ancienne tombée dans l’oubli.
C’est une langue vivante, née du fleuve, des peuples et des échanges.
Elle continue aujourd’hui de se transmettre, parfois avec difficulté, mais toujours avec fierté.

Cet article n’a pas pour but de romantiser le Lingala,mais de le replacer dans son histoire et d’expliquer, simplement, pourquoi il est important, et même urgent, de le (ré)apprendre.


1. D’où vient le Lingala ?

Le Lingala trouve ses racines dans le Bobangi, la langue du peuple Ngala, installé depuis des siècles le long du fleuve Congo.
Peuple de navigateurs, de commerçants et de conteurs, les Bangala utilisaient le Bobangi pour communiquer entre les différentes communautés vivant sur les rives du fleuve.

Quand les échanges se sont intensifiés à l’époque coloniale, le Bobangi est devenu la base d’une langue véhiculaire plus large utilisée par les soldats, les missionnaires et les commerçants pour se comprendre entre ethnies.
Le Bangala s’est ensuite enrichi de mots venus de plusieurs langues.


Peu à peu, il s’est transformé pour devenir le Lingala.

Né sur les rives du fleuve, le Lingala s’est répandu dans tout le bassin du Congo :

  • en République Démocratique du Congo à l'ouest du pays

  • en République du Congo , À la capitale et nord du pays

  • mais aussi dans certaines zones du nord de l’Angola, de la République Centrafricaine  grâce aux déplacements et aux échanges entre peuples.

C’est une langue vivante, mouvante, façonnée par ceux qui la parlent.
Aujourd’hui encore, elle unit les Congolais des deux rives et bien au-delà, jusque dans les foyers de la diaspora à Paris, Bruxelles, Montréal, Londres et bien d'autres villes dans le monde.


2. Une langue d’union, d’émotion et d’identité

Le Lingala n’appartient à aucun clan, aucune tribu : il est la langue du lien.
Il a permis à des peuples différents de se comprendre, de commercer, de cohabiter et de créer une culture commune.

Dans les années 1940 à 1960, il est devenu la langue de la rumba congolaise, des églises, des marchés et des rues de Kinshasa et Brazzaville.
C’est la langue de la joie, de la fête, de la famille, mais aussi celle de la tendresse.
En Lingala, les mots d’amour, de respect ou de proximité sonnent plus doux, plus directs, plus vrais.

Mais il faut aussi le dire : pendant longtemps, le Lingala a été dévalorisé.
Le français était vu comme la langue du prestige et de la réussite.
Beaucoup de parents ont cessé de le parler à leurs enfants, espérant leur “donner plus de chances”.
Résultat : une génération entière a perdu ce lien linguistique, sans toujours s’en rendre compte.


3. Pourquoi apprendre (ou réapprendre) le Lingala aujourd’hui

Apprendre le Lingala, ce n’est pas seulement apprendre à parler :
c’est réparer un lien interrompu.

C’est redonner du sens à ses racines, comprendre les mots de nos chansons, les prières de nos grands-mères, les expressions de nos parents.
C’est aussi offrir à nos enfants un sentiment d’appartenance.

Les enfants qui grandissent dans la diaspora ont souvent une identité fragmentée.
Ils savent d’où viennent leurs parents, mais ils ne comprennent pas ce qu’on dit dans les vidéos de famille, ni les mots d’amour en Lingala.
Apprendre cette langue, c’est leur offrir une boussole.
Une manière d’être fiers pas seulement de leurs origines mais de leur héritage linguistique.


4. Comment apprendre le Lingala simplement

La vérité, c’est qu’il n’existe pas encore beaucoup de ressources pédagogiques modernes pour apprendre le Lingala.
Mais on peut commencer, simplement, à la maison.

Commencez par écouter

Le Lingala est une langue musicale.
Écoutez sa prononciation à travers des comptines, des chansons ou des vidéos courtes. Même sans tout comprendre, laissez la mélodie s’imprimer dans l’oreille des enfants.

Faites-en un jeu

Les enfants apprennent mieux quand ils s’amusent.
Plutôt que d’imposer, intégrez le Lingala dans le jeu :
utilisez des cartes illustrées avec audio, comme le jeu Les Petits Bantus, pour apprendre 128 mots du quotidien en écoutant et en répétant.

Lisez ensemble

Les livres bilingues sont des portes d’entrée simples et visuelles.
Commencez par Les couleurs en Lingala, un livre qui relie le mot, la couleur et l’image  pour apprendre sans effort.

Parlez un peu chaque jour

Même quelques mots suffisent :
saluer, remercier, nommer les objets de la maison.
Le plus important n’est pas de parler parfaitement, mais de faire vivre la langue dans la maison.


5. Transmettre le Lingala, c’est transmettre une mémoire

Transmettre sa langue, c’est transmettre bien plus que des mots.
C’est transmettre une manière de voir le monde, une mémoire collective, une fierté intime.

Dire “mbote”, “bolingo”, “mama” ou “matondo”, c’est déjà reconnecter à quelque chose d’essentiel.
Chaque mot transmis devient une trace, une graine de mémoire.
Et plus tard, quand ton enfant entendra cette langue ailleurs, il saura qu’elle fait partie de lui.


Pour aller plus loin

→ [Pourquoi apprendre sa langue d’origine renforce la fierté des enfants]
→ [Initier les enfants au Lingala par le jeu]
→ [Faire vivre le Lingala à la maison : 7 gestes simples]

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